Не ви допада? Няма проблеми! Можете да върнете стоките до 30 дни
Няма да сбъркате с подаръчен ваучер. Получателят може да избере нещо от нашия асортимент с подаръчен ваучер.
До 30 дни за връщане на стоки
La multiplication des prisons et leurs univers mortifère ont souvent constitué un souvenir dans la mémoire collective des populations ayant vécu la Révolution. Les ex-maisons religieuses devenues des lieux d’enfermement ne présentent guère de bonnes conditions de sécurité. On y meurt beaucoup des privations, de la promiscuité, des épidémies et des mauvais traitements. Mais ces « mouroirs » sont aussi des « passoires », car elles sont surchargées (celles qui sous l’Ancien Régime accueillaient 25 détenus voient souvent ce chiffre multiplié par 10 !).L’auteur a choisi de raconter ici, parfois sur un ton jubilatoire, les évasions des prisons bretonnes. À Nantes, il y a 12 000 prisonniers en 1794 et à Vannes, petite cité de 10 000 âmes, il y en a 3 000 en 1795 ! La matière ne manque donc pas. En réalité on ne connaîtra jamais le nombre des évadés, mais quelques aristocrates vont vivre de très longues aventures (passionnantes) en s’évadant après le désastre de Quiberon. Plus discrets, des suspects, des chouans, des détenus de droit commun vont profiter de l’incroyable anarchie régnant dans les prisons. De plus, les concierges « de véritables directeurs des geôles » n’ont pas tous la fibre républicaine et dans toute la Bretagne, la Justice les poursuit pour leur complicité supposée avec les évadés, mais comme le métier est mal vu et difficile, il n’y a pas de volontaires, les condamnations sont donc très rares !On s’évade avec des cordes artisanales, avec des déguisements, en remontant les latrines, mais aussi par la force en attaquant le poste de garde et un mystère s’installe quand les autorités constatent que des prisonniers quittent les lieux sans effraction. Vénalité des concierges, des gardes nationaux ou des militaires constituent l’un des moyens les plus sûr de quitter une prison, mais il y a aussi le courage, l’intrépidité ou une folle envie de vivre chez les candidats à l’évasion…Des soldats républicains compatissants criaient aux chouans et émigrés prisonniers à Quiberon, en juillet 1795 : « Évadez-vous ! ». Ce cri semble avoir résonné dans toutes les prisons bretonnes…
Здравейте! Аз съм Libroamiko, вашият книжен съветник.
Как мога да ви помогна?